top of page
Rechercher

JANVIER 2026 : QU'AS-TU À ENSEIGNER ?



Cette présente réflexion est la mienne mais la partager contrebalancerait peut-être certaines futilités et visions anxiogènes de notre quotidien.


C’est tellement bénéfique de s’arrêter, faire un arrêt sur image et observer en toute neutralité et lucidité ce qui est.

Je prends alors le temps de me poser pour écrire.

Si tu as déjà lu mon livre, tu sais à quel point j'écris comme je parle, en m'adressant à ton Toi, où que tu Soi(s) !

Quoi ? Tu ne l'as toujours pas lu ?


Mardi 20 janvier 2026 :


Avec l’énergie puissante de Shiva et la dévotion de Parvati, dans mon cocon suisse que j’aime tant, je te confie que je me mets en mode discipline / sevrage / douceur / bilan de fin de cycle / recentrage / équilibre / travail, avant de retourner dans mon quartier général martégal ! 





J’ai besoin de prendre le temps, prendre soin, prendre de la hauteur, ouvrir grand les yeux sur ce qui est avec finesse et les fermer pour regarder ce que cela raconte à l’intérieur. 

C’est le grand défi des raconteurs d’histoires, « se raconter des histoires » est un piège trop courant à éviter...

Nous croisons trop souvent nos narrations personnelles en projetant nos propres attentes. C’est une blessure illusoire qui ne guérit jamais tant que nous n’acceptons pas que les autres puissent s’opposer à nous pour survivre à leur propre narration, croyance et rythme d’évolution.


Mourir aux yeux des autres c'est parfois renaître à soi car cela doit être un choix individuel dans l'adversité du lien et non une validation d'autrui quand tout va bien.

Effectivement, nous pouvons faire le constat que la vie est un chemin de profonde solitude, avec des miroirs partout pour s’observer et se sentir relié dans cette multitude d’expression de soi qui ne demande qu’à être reconnue et unifiée sans jugement. Mais je crois aussi que la fracture et la confrontation aux autres semblent être profondément bénéfique, pour affirmer sa particularité unique et sa souveraineté (non « contre » les autres dans l'absolu mais « pour » la joie d’être le fragment de la Conscience qui s'oublie pour se reconnaitre, qui se perd pour se retrouver, comme deux amants qui parcourent les vies et les dimensions pour se réunir alors qu'ils sont l'opportunité pour chacun d'unir l'archétype de ce couple aimant à l'intérieur de leur propre coeur).


Ce n’est plus possible pour moi d’être emportée par des fonctionnements de la vie qui écorchent et m’éloignent de cette possibilité sans rien en faire. La souffrance de la quête de l'Amour universel joue alors un rôle d’impulsion de réunification au Tout (comme Amour divin) et d’individualisation (comme Amour-propre humain) et non comme un simple fait comme un autre à banaliser. Je n'ai rien envie de banaliser dans cette voie d'unification intérieure qui donne toute la place à ma divine présence dans mon humanité. Tout a son sens, son symbolisme, sa place, son opportunité d'être vu comme projection et expression de soi, de là où nous en sommes selon le comportement des autres face à cela.


Ces derniers mois, je me suis crue abandonnée par le sens même de cette quête d'Amour au sens métaphysique du terme, rejetée pour tout ce que je représentais et ce que je renvoyais d'inconfortable quand je faisais preuve de force et de clairvoyance à ce sujet. Je n'étais pas sensée faire peur en voulant plonger dans l'Amour quelque soit son expression et sa limitation... Mais j'avais pleinement ma part de responsabilité dans ce besoin d'être aimée à ma juste valeur avec toutes les attentes et exigences qui vont avec.

On demande souvent aux autres ce que l'on ne s'offre pas à soi.

Je suis donc arrivée au bout du bout du bout de ce fonctionnement qui imposait cette responsabilité aux autres de m'aimer et s'engager à mes côtés alors que j'engageais pour ma part des projets qui exigeaient toute mon énergie et mon investissement, sans me perdre dans les problématiques existentielles des autres. Je ne m'étais pas tout à fait dit Oui et pour me sentir unifiée, j'ai du passer par la séparation, l'éloignement, le silence tout en souffrant des distances et des silences qui s'imposaient à moi.

Quelle chose cocasse et tellement logique au final n'est-ce pas ?


En résumé, on ne peut pas être aimé par l'humanité entière mais on peut être en paix avec tous les aspects de celle-ci dans la mesure où elle joue son rôle pour s'adopter soi quand on se sent abandonné, se choisir quand on se sent rejeté, se reprendre pleinement dans les bras sans compromis quand notre propre présence se négocie dans un agenda.

Au fond, même si je le sais intellectuellement - et pour avoir répété tant de schémas pour l'intégrer en moi concrètement - mon célibat est une opportunité pour être ma plus fidèle, loyale et intègre partenaire, tout en acceptant de me renier parfois quand je me reconnais dans les parts que je renie chez l'autre.


Alors puisqu’il n’y a point de joie sans peine à faire ce constat, point de reliance sans solitude à mettre en application nos bonnes intentions, peut-être que le cadeau du mois de janvier est de se placer à la croisée des chemins de toutes les possibilités, les mains ouvertes et le coeur accueillant, sans rien exiger et sans restriction, avec une folle liberté et une pleine sagesse, à l'image de notre propre engagement... de Soi face à Soi.


Ô Humanité,

Si je grandis tu grandis ;

Si tu guéris je guéris;

Si je m'aime, libre à toi de m'aimer mais aime-toi bien plus que je ne pourrais le faire car je ne te dépossèderai jamais de ton propre pouvoir d'apprendre à t'aimer.

Sans quoi, tu m'imposerais un fardeau que mon âme-libre refuserait de porter par Amour de l'Amour.


C.

 
 
 

Commentaires


bottom of page